destructeurdemonde

joined 1 month ago
 

Explication que j'ai essayé de rendre simple : (Si je n'ai pas été assez clair dites le moi et posez des questions)


Le droit :

Les préfets et le préfet de police s'occupe notamment de l'ordre public.. Ils peuvent interdire une manifestation

Le juge des référés s'occupe des affaires devant être jugées en urgence.

Le référé devant la justice administration peut permettre d'obtenir une décision en moins de 48 heures pour préserver une liberté fondamentales à laquelle un organisme soumis à la justice administative a porté atteinte. Il peut permettre de demander l'annulation d'une décision portant atteinte à une liberté fondamentale si il y a urgence. Cette urgence et cette atteinte aux libertés fondamentales doit être motivée.


Résumé pas complet des décisions :

Dans les trois affaires, le préfet de police est vraiment de mauvaise foi quand il prétend qu'il n'y a pas d'urgence alors que les décisions ont été prises juste avant la date et portent atteinte à la liberté de manifester même si dans un des cas c'est de manière proportionnée, nécessaire et adaptée.


Manifestation du "comité du 9 mai" (N°2512431)

Ce qui est utilisé comme argument par le préfet de police (paragraphe 5):

  • dissimulation du visage
  • "usage d’engins pyrotechniques accentuant l’impact visuel de la manifestation"
  • contexte politique tendu, contre manifestations qui font craindre un risque de conflits
  • présence de "militants ultra nationalistes parmi les plus radicaux en provenance de plusieurs pays d’Europe"

Ce qui est dit par le juge des référés :

  • Il n'y a pas de poursuite pour dissimulation de visage (pragraphe 6)
  • Pas de justification de la menace des engins pyrotechniques pour l'ordre public (pragraphe 6)
  • L'une des contre manifestations se déroule très loin et l'autre a été interdite et la demande d'annulation de l'interdiction a été rejetée (paragraphe 7)
  • Le risque causé de la présence des militants ultra nationalistes n'est que faiblement étayés (paragraphe 8)
  • Les seuls slogans autorisés sont au nombre de deux et ne relève pas de l'incitation à la haine et à la discrimination (paragraphe 9)
  • Aucune preuve n'indique que l'organisation est contrôlée par le groupe UnionDéfense (GUD) dissous en 2024. (paragraphe 10)
  • les caractéristiques de la manifestations n'empêche pas le préfet de police d'assurer le maintien de l'ordre (paragraphe 11)

L'interdiction de la manifestation n'étant motivée qu'avec peu de preuves et en l'absence de démonstration de l'impossibilité de gérer la manifestation, l'annulation de l'interdiction est normale et n'est que l'application du droit.


Contre manifestation "antifasciste et antiraciste" (N°2512433)

Service d'ordre : 40 personnes pour 3000 manifestants

Objectif de protester contre la manifestation du "comité du 9 mai" sur le même chemin, donc la manifestation vise "de manière délibérée, à mêler les participants à chacune de ces manifestations dont les antagonismes idéologiques sont forts" (paragraphe 5)

Se rajoute à ça des faits reprochés aux soutients de la manifestation qui ne sont pas contestés par les requérants(paragraphe 5)

Le rejet de la demande d'annulation de l'interdiction est donc absolument prévisible et normal par rapport au droit.


Contre manifestation statique "village antifasciste" (N°2512432)

La contre manifestation se passe à au moins 1,2 km de la manifestation contestée, avec dans le passé aucun problème avec ce type de manifestation (paragraphe 8).

Malgré le fait que les forces de l'ordre sont mobilisés le 10 mai pour d'autres évènements, il n'y a pas de preuve que le préfet de police ne peut pas s'occuper d'une manifestation statique isolée (paragraphe 9).

La demande d'annulation de l'interdiction est donc acceptée ce qui est tout à fait prévisible et normal par rapport au droit puisqu'il n'y a pas de risque démontré pour l'ordre public.

 

La réserve :

La loi modifiait en outre l’article 2495 du code civil qui permet aux parents, par une mention sur l’acte de naissance par l’officier de l’état civil ou en marge de cet acte sur ordre du procureur de la République, de constituer, dès la naissance de l’enfant, une preuve de la régularité et de la durée de leur résidence en France. Elle exigeait que le parent qui forme une telle demande présente un titre de séjour accompagné d’un passeport biométrique.

Le Conseil constitutionnel a formulé sur ce point une réserve d’interprétation selon laquelle l’exigence de passeport biométrique ne saurait, sans méconnaître la Constitution, être appliquée aux ressortissants de pays ne délivrant pas de tels passeports. Dans ce cas, les dispositions de la loi doivent être interprétées comme ne faisant pas obstacle à la production par l’intéressé d’un autre document d’identité.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0108_texte-adopte-provisoire.pdf si j'ai trouvé le bon texte

Sont passibles d’une sanction disciplinaire tous faits constitutifs d’une faute disciplinaire, notamment : [...] 5° Les faits susceptibles de porter atteinte à l’ordre ou au bon fonctionnement de l’établissement. [...] Les faits commis en dehors de l’établissement sont passibles d’une sanction disciplinaire lorsqu’ils présentent un lien suffisant avec l’établissement ou les activités qu’il organise.

C'est suffisamment vague pour conduire à l'arbitraire surtout avec le mot "susceptibles".

 

Le renseignement intérieur allemand a classé, vendredi 2 mai, l'ensemble du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), arrivé deuxième aux dernières législatives, comme un mouvement "extrémiste de droite avéré", ce qui permet en théorie un placement sous surveillance intensive.

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 2 points 1 week ago (1 children)

Tu as ajouté ces foutus guillemets

Je n'ai jamais dit ça, j'ai dit que tu avais à l'origine choisi de laisser le titre de la vidéo.

Le titre a été modifié depuis mais ça aurait dû être modifié dès le début.

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 1 points 1 week ago (3 children)

Tu as choisi de partager une vidéo avec un titre de désinformation sans modifier le titre. Rien ne t'empêchait de modifier le titre ou de ne pas partager la vidéo. Tu as créé de la désinformation, l'intention ne compte pas.

Le fait que seule une partie du contenu soit de la désinformation ne change rien.

Quand on partage on doit faire attention à ne pas désinformer ou mésinformer. Avec le titre d'origine ça aurait dû être modéré selon moi.

Merci pour l'information, c'était une bonne remarque. Ils ont probablement tordu le droit à l'époque pour permettre un usage à but éducatif parce que ça n'avait pas l'air d'être explicitement prévu dans la loi à l'époque.

Au moins maintenant c'est un cas pleinement prévu explicitement avec une procédure claire.

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 2 points 1 week ago* (last edited 1 week ago) (2 children)

Tu as une source ? Un lien vers ces audiences filmées pour essayer de trouver dans quel cadre elles l'ont étés ?

  1. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme globale de 3 500 euros à verser à l’association Anticor au titre des frais liés aux deux instances.

Mais c'est pour couvrir les frais liés à la procédure, normalement ils ne sont pas sensés gagner de l'argent avec ça, juste ne pas en perdre.

Comment on fait pour trouver du contenu hors du silo d'une instance spécifique et de ses instances fédérées ?

https://sepiasearch.org/fr_FR

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 2 points 1 month ago* (last edited 1 month ago)

Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution

qu'il existe un droit à un recours effectif devant une juridiction qui a valeur constitutionnel.

20 L’acte par lequel le préfet déclare démissionnaire d’office un conseiller municipal condamné à une peine d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire se borne à tirer les conséquences de la condamnation prononcée par le juge pénal. Il est sans incidence sur l’exercice des voies de recours ouvertes contre la décision de condamnation.

21 Au surplus, l’intéressé peut former contre l’arrêté prononçant la démission d’office une réclamation devant le tribunal administratif ainsi qu’un recours devant le Conseil d’État. Il résulte par ailleurs de la jurisprudence constante du Conseil d’État que cette réclamation a pour effet de suspendre l’exécution de l’arrêté, sauf en cas de démission d’office notifiée à la suite d’une condamnation pénale définitive.

Ainsi selon le conseil, il n'y a pas d'atteinte au droit à un recours effectif.

## Sur le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant la loi

Selon le conseil, le fait que les membres du parlement soient plus protégés de l’exécution provisoire de l'inéligibilité résulte du fait qu'ils contrôlent l'action du gouvernement et vote la loi. Il n'y a donc pas d'atteinte au droit à l'égalité devant la loi.

Conclusion du CC

31 Il résulte de tout ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe 17 [(le fait que le juge doit apprécier le caractère proportionné de de l'atteinte de la peine d'inéligibilité)] , les dispositions contestées, qui ne sont pas entachées d’incompétence négative et qui ne méconnaissent ni le principe de libre administration des collectivités territoriales, ni le principe d’égalité devant la justice, ni en tout état de cause l’article 2 de la Constitution et le principe de la séparation des pouvoirs, non plus qu’aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit, doivent être déclarées conformes à la Constitution.

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 2 points 1 month ago* (last edited 1 month ago) (1 children)

Je vais faire mieux : je vais faire une vraie explication simple et suffisamment complète.

Je commence par rappeler que le conseil constitutionnel s'occupe de l'interprétation de ce qui a valeur constitutionnel dont : la charte de l'environnement, le déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le préambule de la constitution et la constitution elle-même

schéma bloc de constitutionnalité

Il est possible d'invoquer la violation du bloc de constitutionnalité et de demander au Conseil Constitutionnel de valider ou d'invalider une interprétation si la question n'a pas été encore posé au CC. Cela s'appelle une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

# Présentation de l'affaire

L'affaire porte sur une démission d’office d’un conseiller municipal ayant été condamné à une peine complémentaire d’inéligibilité assortie de l'exécution provisoire alors que la condamnation n'est pas définitive car les voies de recours n'ont pas été épuisées (il reste encore l'appel et la cassation).

Présentation des arguments des parties

Selon les parties, il y a plusieurs choses mis en avant qui justifie une question prioritaire de constitutionnalité (paragraphes 4 à 6 de la décision) :

  • l’inégalité devant la loi du fait de la différence de traitement locaux et des élus nationaux car la déchéance du mandat parlementaire n'intervient qu'après la condamnation définitive inéligibilité.

  • l'atteinte au droit à un recours juridictionnel effectif

  • la méconnaissance du principe de libre administration des collectivités territoriales

  • atteinte disproportionnée au droit d'éligibilité car aucune disposition ne garantie que le juge prend en comptes les conséquences de l’exécution provisoire

La réponse du conseil constitutionnel expliquée et raccourcie

Sur le grief tiré de la méconnaissance du droit d’éligibilité

13 En premier lieu, les dispositions contestées [(le fait que le conseiller municipal soit déclaré démissionnaire d'office par le préfet)] visent à garantir l’effectivité de la décision du juge ordonnant l’exécution provisoire d’une peine d’inéligibilité afin d’assurer, en cas de recours, l’efficacité de la peine et de prévenir la récidive.

14 Ce faisant, d’une part, elles mettent en œuvre l’exigence constitutionnelle qui s’attache à l’exécution des décisions de justice en matière pénale. D’autre part, elles contribuent à renforcer l’exigence de probité et d’exemplarité des élus et la confiance des électeurs dans leurs représentants. Ainsi, elles mettent en œuvre l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public.

Puis le conseil rappelle que la démission d'office n'intervient qu'après la décision du juge pénal qui peut prendre en compte les circonstances et décider ou non de prononcer l'inéligibilité, après un débat contradictoire, ce qui fait que le juge prend la décision avec toutes les informations. Le conseil rappelle qu'il a l'obligation d'apprécier le caractère proportionné de l'atteinte de l'inégibilité car dans le cas contraire il y aurait méconnaissance du droit d'éligibilté.

Sur le grief tiré de la méconnaissance du droit à un recours juridictionnel effectif :

Tout d'abord, le conseil constitutionnel ne s'occupe que du bloc de constitutionnalité mais il existe aussi convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ce que je trouve important de mentionner. Dedans il y a des droits et des libertés importantes tels que le droit à un recours effectif. Et même si les juridictions nationales ne respectent pas ces droits, il est possible après épuisement des voies de recours de saisir la cour européenne des droits de l'homme. La partie du texte sur les droits et libertés est très simple à lire.

Revenons à notre affaire. Le conseil déduit de l'article 16 de la DDHC

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 2 points 1 month ago (1 children)

Ces modif sont plus difficiles pcq à chaque maj tu vas les refaires et ça demande à la personne de lire le code. Ça c'est pas tout le monde qui peut le faire.

Non c'est juste un fichier texte où il n'y a que ça (sous forme d'une liste de dictionnaire) , c'est extrêmement simple à conserver même avec les mises à jour. C'est plus simple que d'installer piefed.

Perso j'aimais bien cette boite mais je trouve que tu en a fait une bète noire sans relativiser

Non le problème c'est que tu donnes l'impression que tu trouves que c'est une super idée que ce ne soit pas l'administrateur qui contrôle le logiciel qui tourne sur sa machine. Et tu donnes l'impression que c'est la volonté des développeurs de piefed alors que ce n'est peut être pas le cas.

Elle est où ta restriction ?

Théoriquement il n'y en a pas vu que j'ai réussi à faire la modification mais en pratique, la façon de faire la modification n'était pas documentée.

Quand tu es intervenu pour dire que la blockliste était excessive et contenait des sites du gouvernement framçais, elle a été modifiée, non ?

À ma connaissance, seule la liste de blocage a été modifié, pas le message d'erreur qui donnait l'impression qu'il y avait un problème technique, pas le moyen d'informer les administrateurs sur l'existence de la liste de blocage.

Quand je modérais luanti (minetest) j'ai mis des filtres de mots et protegé des espaces de construction. D'autres espaces étaient libres, sans protection. Sinon tu te retrouve avec de la lave partout et des insultes dans différentes langues. Finalement, tout le monde était content d'avoir sa maison.

C'est différent. Là c'est toi l'utilisateur qui contrôle le serveur et tu fais ce que tu veux dessus. Les autres personnes n'ont qu'accès à un service.

C'est la personne qui héberge le logiciel qui a les pleins pouvoirs normalement, pas le développeur, pas celui qui utilise le service. Avec ses pleins pouvoirs, la personne peut respecter ou non la volonté des personnes qui utilisent le service.

Tu modifies le logiciel cependant tu ne leur donne pas non plus la liberté totale aux utilisateur•ice de faire ce qu'iels veulent.

Sur leur propre machine, si, les utilisateurs font ce qu'ils veulent. Je ne fais rien pour les empêcher de faire ce qu'ils veulent de leur côté. Sur ma machine, évidemment c'est moi qui décide.

[–] destructeurdemonde@tarte.nuage-libre.fr 3 points 1 month ago (3 children)

La boîte est désactivable, il est possible de mettre les liens autre part.

De plus il n'est pas très difficile de modifier dans le code les liens de la boîte, je viens de le faire rapidement (il faudra encore améliorer la liste des liens).

Donc l'argument selon lequel ça empêche de mettre des liens malveillants ne fonctionne pas.

Imagine une instance centrée sur l'environnement. Il faudra une boîte personnalisée centrée sur l'environnement. Une instance dans une langue peu parlé aura besoin de sa propre boîte. Beaucoup d'instances auront besoin de leur faire à leur sauce pour que ce soit efficace.

Le but du logiciel libre, c'est de donner la liberté à l'utilisateur, pas d'essayer de le restreindre dans l'utilisation du logiciel.

C'est bien que les outils existent, mais je préfère pouvoir entièrement les contrôler.

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